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Conférence de presse du 28 novembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/11/28

À l'invitation de la Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée Kang Kyung-wha, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite dans le pays les 4 et 5 décembre.

La Chine et la République de Corée sont d'importants voisins et partenaires de coopération. Les relations bilatérales se développent avec un élan favorable, avec une coordination et une coopération étroites sur les questions internationales et régionales. Au cours de sa visite, le Conseiller d'État Wang Yi rencontrera les dirigeants de la République de Corée et s'entretiendra avec la Ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha, pour échanger des vues de manière approfondie sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun.

Q : Le Président américain Donald Trump a signé le « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong » le 27 novembre. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La partie américaine a signé le soi-disant « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Il s'agit d'une ingérence grave dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. C'est également une grave violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales. Le gouvernement et le peuple chinois s'opposent fermement à de tels actes hégémoniques flagrants. Nous avons fait des représentations solennelles et une vive protestation auprès de la partie américaine.

Depuis le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise, la mise en pratique du principe « un pays, deux systèmes » a obtenu des succès universellement reconnus. Les habitants de Hong Kong jouissent, en vertu de la loi, de droits démocratiques jamais connus auparavant. Les États-Unis, au mépris des faits et en faisant passer le noir pour le blanc, accordent ouvertement leur soutien aux criminels violents qui perpètrent des actes de violence, de pillage et de destruction par incendie, qui malmènent des civils innocents, qui violent la primauté du droit et qui mettent en péril l'ordre social. Le comportement américain, de nature extrêmement vile et avec des intentions sinistres, a pour objectif final de compromettre la stabilité et la prospérité de Hong Kong, de porter atteinte à la grande pratique du principe « un pays, deux systèmes » et de perturber le processus historique du grand renouveau de la nation chinoise.

Nous avertissons sévèrement les États-Unis que Hong Kong fait partie de la Chine et que les affaires de Hong Kong sont des affaires purement intérieures de la Chine dans lesquelles aucun gouvernement étranger ni aucune force étrangère n'ont le droit de s'immiscer. Ce soi-disant projet de loi ne fera que rendre le peuple chinois, y compris nos compatriotes de Hong Kong, plus conscient des intentions sinistres et de la nature hégémonique des États-Unis, et le peuple chinois ne fera que se montrer plus solidaire. Les tentatives américaines sont vouées à l'échec.

Le gouvernement chinois est résolument déterminé à s'opposer à l'ingérence étrangère dans les affaires de Hong Kong, il est résolument déterminé à appliquer le principe « un pays, deux systèmes », et il est résolument déterminé à préserver la souveraineté nationale, les intérêts de sécurité et de développement. Nous recommandons aux États-Unis de ne pas continuer d'agir arbitrairement, sinon la Chine prendra des contre-mesures énergiques, et les États-Unis devront en supporter toutes les conséquences.

Q : La signature par les États-Unis du « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong » aura-t-elle des conséquences sur les négociations commerciales sino-américaines ?

R : Comme je viens de le dire, le gouvernement et le peuple chinois s'opposent fermement à la signature du « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Nous exhortons vivement les États-Unis à ne pas appliquer cette loi, afin d'éviter des retombées négatives sur les relations et la coopération sino-américaines dans des domaines importants.

Q : Le Parlement européen a adopté, le 27 novembre, la liste des membres de la nouvelle Commission européenne dirigée par Ursula von der Leyen. La nouvelle Commission se mettra au travail le 1er décembre. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Et qu'attend la Chine de la nouvelle Commission ?

R : Nous avons noté que le Parlement européen avait adopté la liste des membres de la nouvelle Commission européenne. Le gouvernement chinois attache une grande importance aux relations avec l'UE, ainsi qu'au statut et au rôle de la Commission européenne. Nous soutenons toujours l'intégration européenne et espérons voir une Union européenne unie, stable, ouverte et prospère.

La Chine et l'UE constituent deux importantes économies et deux forces majeures de stabilité dans le monde. Dans les circonstances actuelles, maintenir l'ouverture et l'inclusivité de l'une envers l'autre et élargir la coopération est non seulement dans l'intérêt des deux parties, mais apporte également une plus grande stabilité et une plus grande énergie positive au monde. Nous espérons que l'Union européenne travaillera avec la Chine sur la base du respect réciproque des intérêts fondamentaux et des préoccupations majeures, et dans un esprit de respect mutuel et gagnant-gagnant, pour porter le partenariat stratégique global sino-européen à un nouveau palier et apporter plus d'avantages aux peuples des deux parties.

Q : La partie chinoise a déclaré qu'elle prendrait des contre-mesures énergiques parce que les États-Unis ont promulgué la « Loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Pouvez-vous nous donner plus de détails sur ces contre-mesures ? Seront-elles lancées immédiatement ou devront-elles être préparées pendant un certain temps ?

R : Le gouvernement et le peuple chinois s'opposent fermement à la promulgation par les États-Unis de la « Loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong », car cet acte constitue une ingérence grave dans les affaires de Hong Kong, et les affaires intérieures de la Chine. Cette pratique hégémonique pure et simple constitue également une grave violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales. Nous avons fait des représentations solennelles et de vives protestations auprès de la partie américaine.

La Chine prendra des contre-mesures énergiques face aux agissements des États-Unis qui s'immiscent dans les affaires intérieures de la Chine et qui portent atteinte aux intérêts de la Chine. Personne ne doit sous-estimer la détermination de la Chine à défendre sa souveraineté nationale, ses intérêts de sécurité et de développement. Personne ne doit sous-estimer non plus la ferme détermination de la Chine à appliquer le principe « un pays, deux systèmes » et à préserver la prospérité et la stabilité de Hong Kong.

Q : Selon de récents reportages, l'ancien Président panaméen Varela a reçu une aide importante du gouvernement chinois en échange de l'établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Taiwan a affirmé que la partie continentale utilise toujours l'assistance pour inciter des politiciens corrompus à placer leurs intérêts personnels au-dessus de ceux du pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : La Chine et le Panama ont établi des relations diplomatiques sur la base du principe d'une seule Chine, ce qui est tout à fait conforme au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales. Cela correspond aux tendances de notre époque et aux aspirations des peuples. L'année dernière, le gouvernement panaméen a publié dans leur intégralité les textes des 26 accords signés avec la Chine, dont le communiqué conjoint sur l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Cela montre bien que le processus de l'établissement des relations diplomatiques était ouvert et transparent. La partie panaméenne a également déclaré à de nombreuses reprises que l'établissement des relations diplomatiques avec la Chine était une décision politique entièrement fondée sur le principe d'une seule Chine.

Depuis l'établissement de ces relations, la Chine a apporté son aide, dans la mesure de ses possibilités, au développement socio-économique du Panama. Nous avons offert notre soutien, entre autres, à la construction du centre de conférences Amador et au projet Colon Secure City. Ces projets visent à apporter le bonheur au peuple panaméen, et non à une partie ou à une personne, il n'y a pas de transmission d'avantages ni de transactions privées. Ce sont précisément les autorités de Taiwan qui se livrent dans une « diplomatie de l'argent ou de l'assistance » et dans la transmission d'avantages. L'allégation de l'« assistance contre la diplomatie » des autorités taiwanaises est totalement fausse et n'a pour but que de se consoler et de duper les autres.

Q : Le Pape François a déclaré, en rentrant du Japon au Vatican, qu'il aimait la Chine et qu'il aimerait venir à Beijing. Quelle est la réponse de la Chine à cet égard ? La Chine invitera-t-elle le Pape à faire une visite en Chine ?

R : Nous avons lu les reportages concernés et nous apprécions la bienveillance et la bonne volonté du Pape. La Chine maintient une bonne communication avec le Vatican et nous nous réjouissons de l'amélioration des relations avec le Vatican. La Chine est sincère et active dans la promotion des relations sino-vaticanes. Elle est ouverte aux échanges entre les deux pays et les accueille favorablement.

Q : Deux questions. Le Ministère français des Affaires étrangères a critiqué, mercredi, la manière de traiter les ethnies minoritaires par le gouvernement chinois dans le Xinjiang, et a appelé la Chine à mettre fin aux détentions massives dans la région. Quelle est votre réponse à ce sujet ? Dans son discours prononcé au Bundestag, la Chancelière allemande Angela Merkel a également critiqué la politique de la Chine à l'égard du Xinjiang et a exprimé son appréciation des résultats des élections locales de Hong Kong. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Vos questions concernent respectivement le Xinjiang et Hong Kong. Je vais y répondre une par une.

En ce qui concerne le Xinjiang, nous avons présenté des informations et exprimé notre position à plusieurs reprises. De 1990 à 2016, des milliers d'attaques violentes et terroristes ont été perpétrées dans le Xinjiang, faisant de nombreux morts et blessés et causant des pertes matérielles. Dans un tel contexte, le gouvernement du Xinjiang a pris des mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation, ce qui est totalement franc, droit et irréprochable.

Depuis la fin de l'année dernière, plus de 1 000 diplomates étrangers, responsables d'organisations internationales et représentants de médias se sont rendus au Xinjiang et y ont constaté de leurs propres yeux les résultats remarquables des mesures de lutte antiterroriste préventive et de déradicalisation.

Je tiens à souligner que les affaires du Xinjiang sont des affaires purement intérieures de la Chine. Nous nous opposons à l'ingérence de tout individu et de toute force dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte des questions liées au Xinjiang.

En ce qui concerne les remarques de l'Allemagne sur Hong Kong, soit votre deuxième question, je tiens à souligner que Hong Kong fait partie de la Chine et que les affaires de Hong Kong sont des affaires purement intérieures de la Chine.

Q : Quand la Chine lancera-t-elle les contre-mesures à la signature par les États-Unis du « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong » ? Le moment de leur lancement est-il lié aux négociations commerciales sino-américaines ?

R : Comme je viens de le dire, nous nous opposons fermement à la signature du « projet de loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Nous exhortons vivement les États-Unis à ne pas appliquer cette loi pour éviter de compromettre les relations et la coopération sino-américaines dans des domaines importants. Pour savoir quelles seront les contre-mesures de la Chine et quand elles seront mises en place, veuillez y prêter attention. Ce qui doit arriver arrivera tôt ou tard.

Question supplémentaire : Il semble donc que la Chine a besoin d'observer l'application de la loi par les États-Unis pour prendre sa décision. Est-ce exact ?

R : C'est votre interprétation personnelle. Je viens de dire que nous exhortons les États-Unis à ne pas appliquer cette loi pour éviter de compromettre les relations et la coopération sino-américaines dans des domaines importants. En ce qui concerne nos contre-mesures qui vous intéressent tellement, veuillez y prêter attention. Ce qui doit arriver arrivera tôt ou tard.

Q : Vous venez d'annoncer la prochaine visite du Conseiller d'État Wang Yi en Corée du Sud. Discutera-t-il avec la partie coréenne de la visite du Président Xi Jinping en République de Corée ?

R : Comme je l'ai annoncé, lors de sa visite, le Conseiller d'État Wang Yi rencontrera les dirigeants de la République de Corée et s'entretiendra avec la Ministre des Affaires étrangères Kang Kyung-wha, pour échanger des vues de manière approfondie sur les relations bilatérales et les questions d'intérêt commun.

S'agissant de la visite du Président Xi Jinping en Corée du Sud, la Chine et la République de Corée sont de proches voisins et entretiennent d'étroits échanges de visites de haut niveau et communications dans les domaines diplomatique et politique. Nous vous tiendrons au courant si nous avons les informations en la matière.

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