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Conférence de presse du 4 novembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/11/04

Q : Le 3 novembre dans la matinée, heure locale, le 22e Sommet Chine-ASEAN tenu à Bangkok, en Thaïlande, a publié une déclaration relative à l'initiative « la Ceinture et la Route ». Pourriez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

R : Le 3 novembre dans l'après-midi, heure locale, le Premier Ministre Li Keqiang a participé au 22e Sommet Chine-ASEAN (10 + 1) à Bangkok, en Thaïlande. Dans son discours, le Premier Ministre Li a exprimé la volonté de la Chine de poursuivre la voie de développement pacifique et la stratégie d'ouverture mutuellement avantageuse, et celle de coordonner l'initiative « la Ceinture et la Route » et le développement de l'ASEAN et de tous ses pays membres. Les dirigeants de l'ASEAN ont exprimé leur volonté de participer activement à l'édification commune de « la Ceinture et la Route », d'élargir leur coopération avec la Chine dans les domaines de l'interconnexion et de défendre conjointement le multilatéralisme et le libre-échange. La conférence a publié trois documents finaux, dont la déclaration commune sur la coopération relative à l'initiative « la Ceinture et la Route » et du plan global d'interconnexion de l'ASEAN 2025.

La publication de cette déclaration commune constitue un autre pas important franchi par la Chine et l'ASEAN vers une coopération de qualité dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » après la signature des accords bilatéraux entre la Chine et les dix pays de l'ASEAN. Cela contribuera à l'édification des axes de transport, y compris les corridors économiques existants, la ligne ferroviaire Chine-Thaïlande, la ligne ferroviaire Chine-Laos et la ligne ferroviaire Jakarta-Bandung, donnera un nouvel élan à la réalisation d'une interconnexion globale dans la région, et aidera également à connecter efficacement les plans de développement de la Chine et des pays de l'ASEAN, et à promouvoir le renforcement des relations entre la Chine et l'ASEAN.

La Chine considère toujours l'ASEAN comme une priorité dans ses actions diplomatiques de voisinage et un domaine clé pour une coopération de haute qualité dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine entend travailler avec les pays de l'ASEAN, sur la base de l'esprit de la Route de la Soie, du principe dit de concertation, synergie et partage, ainsi que du concept de coopération ouverte, verte et intégrée, pour faire avancer la coordination politique, la connectivité des infrastructures, la facilitation du commerce, l'intégration financière et la compréhension mutuelle des peuples, pour un développement de haut niveau, centré sur le bien-être des peuples et la durabilité, pour un partenariat stratégique de haut niveau et une communauté de destin plus étroite entre la Chine et l'ASEAN.

Q : Une question sur le commerce sino-américain. Le week-end dernier, le Président Trump a fait savoir qu'il inviterait probablement le dirigeant chinois dans l'État de l'Iowa pour signer un accord commercial. La Chine a-t-elle des projets pour cela ? Si non, on suppose que les deux Chefs d'État signeront un accord économique et commercial lors de leur rencontre. Pouvez-vous nous donner des informations sur le lieu de leur rencontre ? Je sais aussi qu'il existe encore beaucoup d'incertitudes sur cette affaire.

R : Votre question est beaucoup plus longue que ma réponse. (Le journaliste rit.)

En ce qui concerne la rencontre dont vous avez parlé, je tiens à indiquer que le Président Xi Jinping et le Président Trump sont restés en contact par divers moyens.

Q : Le Sommet de l'ASEAN a décidé, après des pourparlers, de reporter la signature de l'accord global sur le partenariat économique régional (RCEP) à 2020. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette décision ? Quelles sont les raisons ayant entravé la conclusion de l'accord ?

R : Le RCEP, le plus grand et le plus important accord de libre-échange de la région Asie-Pacifique, couvre 16 pays, à savoir 10 pays de l'ASEAN ainsi que la Chine, le Japon, la République de Corée, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Inde. Une fois conclu, le RCEP permettra de renforcer davantage l'intégration de l'industrie régionale et des chaînes de valeur, afin d'injecter un élan énergique à l'intégration économique régionale.

Des progrès importants ont été accomplis dans les négociations du RCEP grâce aux efforts conjugués des différentes parties. Autant que je sache, toutes les parties restent en contact étroit et la troisième réunion des dirigeants du RCEP se tiendra plus tard aujourd'hui. Bien entendu, nous comprenons que les progrès réalisés ne répondent pas tout à fait aux attentes de toutes les parties, mais il est encourageant que les parties se soient engagées en principe sur une signature de l'accord l'année prochaine. Dans le contexte actuel marqué par la montée de l'unilatéralisme et du protectionnisme, les décisions susmentionnées des parties ont envoyé un signal actif montrant le soutien des pays d'Asie de l'Est au multilatéralisme et au libre-échange. Par conséquent, nous devons encourager toutes les parties concernées à continuer à participer aux négociations de manière constructive, à déployer des efforts dans le même sens et à s'efforcer d'obtenir des résultats substantiels et finaux dans les meilleurs délais.

Q : La délégation de la Commission européenne en Chine a publié le 1er novembre une déclaration selon laquelle l'UE se félicitait de toute nouvelle opportunité commerciale apportée par la CIIE aux États membres et aux entreprises de l'UE. Elle salue également l'engagement de la Chine en faveur de la poursuite des réformes, mais affirme également les risques d'une « lassitude des promesses ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai noté la déclaration de la délégation de la Commission européenne en Chine. Et j'ai constaté que, selon la déclaration, les entreprises européennes ayant participé à la première édition de la CIIE l'année dernière disent en général que leur participation à la CIIE leur a permis d'augmenter leurs ventes et de trouver de nouveaux acheteurs potentiels. Je pense que c'est une nouvelle encourageante.

Les pays européens participent à la présente édition de la CIIE avec le même zèle, puisque 17 pays européens y seront présents, dont la France, l'Italie, la République tchèque et la Grèce, qui sont des pays invités d'honneur. Les superficies d'exposition des entreprises allemandes, italiennes, françaises, britanniques et suisses se classent dans les dix premiers rangs. Nous avons la certitude que les pays et entreprises participant à la 2e édition de la CIIE seront venus avec enthousiasme et repartis avec satisfaction.

En ce qui concerne l'engagement de la Chine en matière de réforme et d'ouverture, la Chine a toujours la tradition d'être fidèle à la parole donnée, et résolue dans les actes. Le fait de tenir ses promesses représente non seulement le respect de la responsabilité de la Chine vis-à-vis de la communauté internationale et des entreprises étrangères, mais également le besoin intrinsèque de notre pays de promouvoir un développement économique de qualité, de créer une nouvelle situation d'ouverture et d'améliorer continuellement le niveau de vie de la population. Une nouvelle édition de la CIIE montre que l'initiative chinoise d'ouvrir son marché au monde n'est pas une politique de circonstance, mais une vision à long terme pour le monde, l'avenir et la promotion du développement partagé. Par conséquent, la partie européenne peut être assurée que la Chine ne ménagera aucun effort pour honorer ses engagements et qu'il n'est pas question de « lassitude ».

À la fin, je voudrais souligner que la Chine et l'UE sont les deux principales économies et les deux principales forces de stabilité du monde, car elles ont une large communauté de vues sur le maintien du multilatéralisme et d'une économie mondiale ouverte, ainsi que sur l'opposition au protectionnisme et à l'unilatéralisme. Nous espérons que l'UE continuera à travailler avec la Chine pour poursuivre, dans l'esprit du respect mutuel et du principe gagnant-gagnant, l'ouverture et l'inclusivité, continuer à élargir la coopération et à apporter sans cesse le bonheur aux peuples chinois et européens, et injecter plus de stabilité et d'énergie positive à notre monde.

Q : L'émissaire américain pour le Sommet américano-ASEAN a critiqué ce qu'il a appelé la « menace chinoise » en Mer de Chine méridionale. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Je viens de lire les reportages concernés et j'ai besoin de les vérifier.

Ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que la situation en Mer de Chine méridionale reste stable dans son ensemble grâce aux efforts conjugués de la Chine et des pays de l'ASEAN. Les États-Unis ne sont pas un pays concerné par la question de la Mer de Chine méridionale, devraient respecter pleinement les pays de la région pour leurs efforts en faveur de la sauvegarde de la paix et de la stabilité, au lieu de faire des remarques avec force gestes autoritaires sur les affaires liées à la Mer de Chine méridionale, et de susciter des troubles dans cette région.

Hier, à Bangkok, en Thaïlande, lors du 22e Sommet Chine-ASEAN, le Premier Ministre Li Keqiang et les dirigeants de l'ASEAN ont décidé de s'unir pour défendre la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale et faire progresser les consultations sur un code de conduite en Mer de Chine méridionale selon un calendrier convenu. Les dirigeants de l'ASEAN estiment également que le partenariat Chine-ASEAN est le partenariat le plus dynamique entre l'ASEAN et d'autres pays, ce qui, à mon avis, constitue une réponse énergique à la tentative américaine de semer la discorde.

Q : Le Département d'État américain a indiqué, dans ses rapports nationaux sur la lutte antiterroriste 2018 publiés le 1er novembre, que la Chine opprimait les Ouïghours et les autres minorités musulmanes au nom de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme dans le Xinjiang. Les actions antiterroristes en Chine manquent de transparence. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En Chine, le Xinjiang est le principal théâtre des opérations contre le terrorisme et l'extrémisme. De 1990 à la fin de 2016, des milliers d'attaques terroristes violentes ont été perpétrées dans le Xinjiang, faisant de nombreuses victimes et d'importantes pertes matérielles. Dans un tel contexte, le Xinjiang a pris des mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation, conformément à la législation chinoise et aux idées communes encouragées par la communauté internationale. Les faits ont prouvé que ces mesures ont donné de bons résultats et ont été saluées et soutenues par les habitants de toutes les ethnies du Xinjiang. Au cours des trois dernières années, il n'y a pas eu un seul attentat terroriste au Xinjiang. Le droit des populations locales à la vie, à la santé et au développement a été efficacement sauvegardé. Depuis la fin de l'année dernière, plus de 1 000 étrangers ont visité le Xinjiang, soit 50 groupes. Ils ont salué les mesures prises dans le Xinjiang pour la lutte antiterroriste et la déradicalisation, déclarant que cette expérience faisait référence.

Les États-Unis ayant choisi de fermer les yeux devant ces faits évidents, ils calomnient et attaquent les efforts en matière de lutte contre le terrorisme déployés par le Xinjiang, en ayant recours à leurs rapports nationaux sur la lutte antiterroriste. Cette pratique ignoble sera certainement méprisée par les personnalités clairvoyantes de la communauté internationale. Nous demandons aux États-Unis d'abandonner immédiatement le « deux poids deux mesures » sur la question antiterroriste et de cesser de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte de la question liée au Xinjiang.

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