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Conférence de presse du 29 octobre 2019 tenue par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/10/29

Q : Le Président sortant du Botswana, Mokgweetsi Masisi, et le Président sortant du Mozambique, Filipe Jacinto Nyusi, ont récemment remporté les élections générales dans leurs pays respectifs avec une large avance. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Lors des récentes élections générales tenues avec succès au Botswana et au Mozambique, le Président Masisi et le Président Nyusi ont été réélus pour un nouveau mandat. La Chine leur adresse ses chaleureuses félicitations. Nous sommes convaincus que, sous leur direction, le Botswana et le Mozambique remporteront de plus grands succès dans le développement national.

L'amitié entre la Chine et le Botswana remonte à loin dans l'histoire. Depuis son entrée en fonction, le Président Masisi attache une grande importance aux relations avec la Chine. Sous la direction des dirigeants des deux pays, les relations entre la Chine et le Botswana ont connu un développement sain et stable, et leur coopération dans divers domaines a enregistré des résultats remarquables. La Chine est prête à travailler avec le Botswana pour faire progresser constamment les relations bilatérales en profitant de l'occasion de la promotion de la mise en œuvre du consensus important des chefs d'Etat des deux pays et des acquis du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC).

La Chine et le Mozambique sont des partenaires stratégiques globaux. Le Président Nyusi attache une grande importance aux relations avec la Chine. Il s'est rendu en Chine à maintes reprises pour des visites et des conférences internationales. Il promeut activement les échanges et la coopération entre les deux parties. La Chine attache une grande importance à ses relations avec le Mozambique et est disposée à travailler avec lui pour renforcer la coopération mutuellement bénéfique dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et du FOCAC, afin d'apporter de plus grands avantages aux deux pays et aux deux peuples.

Q : La Commission fédérale des communications, l'organisme américain de régulation des télécommunications, envisage de voter en novembre afin de désigner ou non Huawei et ZTE comme risques pour la sécurité nationale. Cela signifie que ces entreprises pourraient, le cas échéant, ne pas faire partie des fournisseurs dans le cadre d'un fonds gouvernemental de 8,5 milliards de dollars américains destiné à aider les opérateurs mobiles ruraux américains. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : La Chine a exprimé sa position sur cette question à maintes reprises. Nous nous opposons fermement à ce que les Etats-Unis abusent de leur pouvoir national pour réprimer certaines sociétés chinoises avec des accusations forgées de toutes pièces en l'absence de preuves. Une telle intimidation économique est un déni des principes d'économie de marché que les Etats-Unis prétendent défendre. Elle ne bénéficiera ni de la reconnaissance ni du soutien de la communauté internationale.

Il est à noter que, selon les médias américains, la Rural Wireless Association (RWA) estime que 25% de ses membres utilisent des équipements Huawei ou ZTE dans leurs réseaux. Le remplacement de ces équipements coûterait entre 800 millions et 1 milliard de dollars, ce qui signifie que certaines zones rurales américaines pourraient se voir privées immédiatement des réseaux de télécommunications de base. L'interdiction de l'achat d'équipements ou de services Huawei et ZTE par des opérateurs ruraux, comme le prêchent certaines personnes aux Etats-Unis, finirait par nuire aux intérêts des entreprises et des consommateurs américains. Je me demande comment les Etats-Unis voient le risque que cela entraînera.

En ce qui concerne certaines remarques des Etats-Unis, je voudrais souligner que la plupart des pays gardent encore vivaces à la mémoire de précédents tels que l'affaire PRISM et l'affaire Alstom. Les Etats-Unis n'ont pas encore offert d'explication claire au monde sur ces points.

Nous exhortons une fois de plus les Etats-Unis à cesser d'abuser du concept de sécurité nationale, à cesser de discréditer et de critiquer délibérément la Chine, et à cesser de réprimer certaines entreprises chinoises. Ils doivent fournir un environnement équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises chinoises aux Etats-Unis et œuvrer à la promotion de la confiance mutuelle et de la coopération entre les deux parties.

Q : L'Ambassadeur itinérant des Etats-Unis pour la liberté religieuse dans le monde, Sam Brownback, a récemment rencontré le Dalaï-Lama en Inde. Il a déclaré que les Etats-Unis soutenaient les Tibétains et le Dalaï-Lama et que le choix d'un successeur au Dalaï-Lama n'appartenait à aucun gouvernement ni à aucune entité. Il a ajouté qu'au Tibet, les Tibétains ne sont pas autorisés à une pratique libre selon leurs convictions religieuses. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Le 14e Dalaï-Lama est un exilé politique qui mène depuis longtemps des activités séparatistes anti-chinoises en utilisant la religion comme couverture. La Chine s'oppose fermement à toute forme de contact entre un quelconque officiel étranger et lui. Ce que le fonctionnaire américain a dit et fait viole l'engagement des Etats-Unis de reconnaître le Tibet comme une partie de la Chine et de ne pas soutenir la prétendue « indépendance du Tibet ». La Chine s'oppose fermement à cela.

La réincarnation des bouddhas vivants est une institution de succession propre au bouddhisme tibétain et régie par des rituels religieux et des règles historiques. Le gouvernement chinois applique la politique de liberté de croyance religieuse. Le système de réincarnation est respecté et protégé par les Règlements sur les affaires religieuses et les Mesures relatives à la gestion de la réincarnation de bouddhas vivants. L'institution de réincarnation du Dalaï-Lama existe depuis plusieurs centaines d'années. Le 14e Dalaï-Lama lui-même a été retrouvé et reconnu suivant les rituels religieux et les règles historiques, et sa succession a été approuvée par le gouvernement central de l'époque. Donc, la réincarnation de bouddhas vivants, y compris le Dalaï-Lama, doit se conformer aux lois et règlements chinois et respecter les rituels religieux et les règles historiques.

Nous exhortons vivement les Etats-Unis à cesser toute forme de contact avec la clique du Dalaï-Lama, à cesser de faire des remarques irresponsables et à cesser d'utiliser les questions liées au Tibet pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine. Ils doivent contribuer de leur mieux à promouvoir la confiance mutuelle et la coopération entre la Chine et les Etats-Unis, plutôt que de faire l'inverse.

Q : Le Président américain Donald Trump a déclaré hier qu'une très grande partie d'un accord commercial avec la Chine serait probablement signée avant la date prévue. Il a souligné que cela aiderait les agriculteurs américains. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : En ce qui concerne les questions économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, les deux parties ont enregistré des progrès substantiels dans les consultations sur une partie du texte, lors du 13e cycle de consultations de haut niveau, qui vient de s'achever. Le 25 octobre, les chefs des deux équipes ont convenu lors d'une conversation téléphonique de répondre de manière appropriée aux préoccupations fondamentales de chacune des deux parties et ont confirmé que les consultations techniques sur une partie du texte étaient pratiquement terminées. Ils auront une nouvelle conversation téléphonique sous peu. Entre-temps, les consultations de travail se poursuivront à un rythme rapide. La Chine espère que les deux parties pourront trouver un moyen de résoudre les questions économiques et commerciales sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages mutuels.

En ce qui concerne les détails qui vous intéressent, je vous conseille de vous informer auprès des départements compétents.

Q : Selon les médias, alors que les îles Salomon mettaient fin à un accord de développement insulaire conclu entre une société chinoise et la province centrale des îles Salomon, le Secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a applaudi à cette décision dans une déclaration du 25 octobre, la qualifiant de « décision importante pour renforcer la souveraineté, la transparence et l'Etat de droit » et critiquant la Chine pour avoir utilisé des moyens économiques et militaires pour accroître son influence. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

R : Ce que vous avez mentionné est un cas commercial isolé qui a beaucoup retenu l'attention de la presse. D'après ce que nous savons, le gouvernement local des îles Salomon n'a pas demandé l'approbation du gouvernement central avant de nouer une coopération avec la société chinoise, donc le gouvernement central des îles Salomon a mis fin au projet de coopération en question. Le gouvernement chinois demande toujours aux entreprises chinoises de respecter les règles internationales ainsi que les lois et règlements locaux dans leurs investissements et leurs coopérations au niveau mondial. Nous encourageons la société chinoise concernée à maintenir la communication avec les îles Salomon afin de résoudre correctement le problème.

J'aimerais ajouter qu'il est naturel que des problèmes apparaissent lorsque les entreprises chinoises investissent, développent des activités et recherchent des opportunités commerciales à l'étranger, y compris dans les pays insulaires du Pacifique. Cependant, les Etats-Unis semblent très enthousiasmés par cet incident, allant même jusqu'à publier une déclaration au nom du Secrétaire à la Défense pour stigmatiser les relations entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique. Bien que de tels stratagèmes ne nous aient pas surpris, nous ne pouvons pas nous empêcher de demander : les Etats-Unis ont-ils vraiment à cœur le développement des pays insulaires du Pacifique et les intérêts de leurs peuples ? Ou se préoccupent-ils uniquement de leurs propres intérêts géopolitiques ? Nous pensons que les Etats-Unis doivent au monde une explication claire.

Q : Pourriez-vous confirmer si les pourparlers intra-afghans se déroulent à Beijing cette semaine ? Quel est le rôle de la Chine dans ces pourparlers ?

R : La Chine appuie fermement le processus de paix et de réconciliation global et inclusif dirigé et pris en charge par les Afghans. Nous soutenons le dialogue entre toutes les parties en Afghanistan, y compris le gouvernement afghan et les talibans afghans. Nous sommes prêts, dans le respect de la volonté de toutes les parties en Afghanistan, à fournir des facilités et des aides pour promouvoir le processus de paix et de réconciliation, y compris le dialogue et les négociations entre Afghans. Nous vous tiendrons au courant s'il y a des informations à ce sujet.

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