Page d'accueil > Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères
Conférence de presse du 21 mars 2017 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2017/03/21

Q : Le Vice-Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Wang Yang vient de terminer sa visite officielle aux Philippines, durant laquelle les deux parties ont réalisé des résultats dans la coopération économique et commerciale. Quels sont vos commentaires sur cette visite ?

R : C’est la première visite d’un dirigeant chinois aux Philippines depuis l’amélioration globale des relations sino-philippines l’année dernière. Elle a pour objectif de concrétiser les consensus importants dégagés entre les deux chefs d’État, de faire avancer la coopération pragmatique sur tous les plans et de promouvoir un développement continu et approfondi des relations entre les deux pays.

Durant sa visite, le Vice-Premier Ministre Wang Yang a rencontré le Président Rodrigo Duterte, s’est entretenu avec l’équipe économique du cabinet philippin, a assisté à la cérémonie d’inauguration de l’ « Année du tourisme Chine-ASEAN » où il a donné lecture du message de félicitations du Premier Ministre Li Keqiang et prononcé une allocution, a assisté à la réunion plénière du « Forum sur la coopération économique et commerciale sino-philippine — Foire de l’investissement et du commerce pour les PME » où il a prononcé une allocution, et s’est rendu sur les sites de projets d’infrastructures tels que le port et l’aéroport de Davao. La partie philippine a accordé une grande importance à cette visite et a réservé un accueil chaleureux à la délégation chinoise. Les deux parties sont parvenues à d’importants consensus et résultats sur l’approfondissement de la coopération dans les domaines économique, commercial, de l’investissement, des infrastructures, agricole et touristique, permettant de promouvoir énergiquement l’amélioration continue des relations sino-philippines. Cette visite a été couronnée d’un plein succès.

La Chine attache une grande importance à ses relations avec les Philippines, voisin proche et ami traditionnel de la Chine. Les dirigeants des deux pays ont une haute convergence de vues sur le développement des relations de bon voisinage et d’amitié et l’approfondissement global de la coopération Chine-Philippines. Pour la prochaine étape, la Chine entend travailler de concert avec la partie philippine à bien mettre en œuvre les consensus importants dégagés entre les deux chefs d’État, à accroître sans cesse la confiance politique mutuelle, à approfondir la coopération sur tous les plans et à réaliser ensemble un développement plus rapide au bénéfice des deux peuples ainsi qu’à la paix et au développement dans la région.

Q : Selon des sources d’information, l’administration Trump envisagerait d’imposer plus de sanctions à la RPDC pour la couper du système financier international. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Actuellement, la situation dans la péninsule coréenne est très tendue, voire explosive, ce qui ne profite à aucune partie. Ces derniers jours, lors de son entrevue avec le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson en visite en Chine et durant la session 2017 du Forum de développement de Chine, le Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a exposé de manière approfondie et claire la position de la Chine sur ce dossier. Dans le contexte actuel où la situation dans la péninsule coréenne se trouve à un nouveau carrefour, il y a deux scénarios en perspective. Le premier, c’est que les parties concernées se livrent toutes obstinément à une démonstration de force et ne font rien pour empêcher l’escalade de la confrontation, ce qui conduira aux conflits et même à la guerre. Le deuxième, c’est que les parties font preuve de sang-froid et ramènent la question sur la voie du règlement politique et diplomatique. Dans le cadre des Pourparlers à Six, d’importants progrès ont été obtenus, comme la déclaration conjointe du 19 septembre 2005 dans laquelle la RPDC s’est engagée pour la première fois à abandonner toutes les armes nucléaires et les programmes nucléaires existants, ce qui a proposé une feuille de route au règlement politique progressif de la question. Vu les circonstances actuelles, tous ceux qui ont un esprit lucide n’auront pas de difficulté à choisir intelligemment le scénario qui soit bénéfique et viable.

Comme l’a indiqué le Ministre Wang Yi, il faut saisir toutes les occasions de dialogue sans jamais abandonner l’espoir de la paix. Afin d’apaiser les tensions, la Chine a avancé l’idée de l’« approche à double voie » visant à promouvoir en parallèle la dénucléarisation de la péninsule et l’établissement d’un mécanisme de paix dans la péninsule, ainsi que l’initiative « suspension contre suspension ». Nous espérons que les différentes parties étudieront attentivement la proposition de la Chine et feront preuve de sang-froid pour travailler ensemble à trouver la solution à la crise, à transformer la crise en opportunité et à ramener le plus tôt possible la question nucléaire de la péninsule coréenne sur la bonne voie du règlement pacifique par le dialogue et les consultations. Voilà ce qui correspond le mieux aux intérêts communs de toutes les parties.

J’aimerais également ajouter que la Chine applique les résolutions relatives à la RPDC adoptées par le Conseil de Sécurité de manière intégrale, scrupuleuse et sérieuse. Les sanctions sont un moyen d’appliquer les résolutions, et dans le même temps, puisque les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité appellent clairement à la reprise des Pourparlers à Six, nous estimons que promouvoir les consultations s’inscrit aussi, dans le contexte actuel, dans les efforts d’appliquer les résolutions.

Q : Selon la police indonésienne, Interpol a diffusé des « notices rouges » à l’encontre de trois hauts cadres chinois soupçonnés de fraude, indiquant qu’ils sont impliqués dans un projet de Sinopec en Indonésie. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : J’en ai lu des informations, mais je ne dispose pas de détails sur ce dossier.

Q : Ces derniers temps, les habitants des pays voisins de la Chine comme la République de Corée et le Japon se plaignent de la pollution de l’air de la Chine qui arrive jusque dans leurs pays. Comment y répondez-vous ? En avez-vous discuté avec les gouvernements concernés ?

R : La question de la pollution atmosphérique est en effet un problème que le gouvernement chinois s’efforce de résoudre. Le Premier Ministre Li Keqiang a aussi exposé la position du gouvernement chinois sur cette question lors de sa conférence de presse à l’issue des sessions annuelles de l’APN et de la CCPPC. Le gouvernement chinois est déterminé à rendre le plus tôt possible le ciel plus clair et l’air plus propre. Toutefois, c’est un processus qui prend du temps.

Quant à la question de savoir si la pollution de l’air de la Chine affecte les pays voisins, il faudrait mener des études scientifiques et des analyses professionnelles, et je vous conseille de vous renseigner auprès des autorités de la protection de l’environnement de Chine. À ce que je sache, les services de la protection de l’environnement de Chine maintiennent d’étroites concertations avec les autres pays dont les pays voisins. Nous entendons renforcer le dialogue et la coopération au niveau international sur la protection de l’environnement pour enregistrer plus de progrès en matière de protection et de gouvernance de l’environnement.

Q : Aujourd’hui, le site web officiel du Forum sur l’initiative « Ceinture et Route » pour la coopération internationale a été mis en ligne. Combien de dirigeants étrangers vont-ils assister au Forum ?

R : Je vous remercie de l’intérêt que vous portez au Forum sur l’initiative « Ceinture et Route » pour la coopération internationale. Le Forum sera tenu en mai prochain à Beijing et constitue une plateforme importante pour renforcer la coopération internationale et coordonner les stratégies de développement. Il y aura, dans le cadre du Forum, une table ronde des dirigeants et un dialogue de haut niveau. Jusqu’à présent, plus de 20 dirigeants étrangers, plus de 50 responsables d’organisations internationales, plus de 100 officiels au rang ministériel et plus de 1 200 délégués de différents pays et régions ont confirmé leur présence, ce qui montre l’importance et le soutien qu’accorde la communauté internationale à ce Forum et à l’initiative « Ceinture et Route ». Les préparatifs du Forum se déroulent dans de bonnes conditions, et le site Internet du Forum est officiellement lancé. Nous continuerons à faire avancer solidement les préparatifs. Quant à la question de savoir qui y seront présents, nous publierons des informations officielles en temps opportun.

Q : Vendredi dernier, dans une vaste opération d’encadrement des produits de viande, la police brésilienne a découvert que des produits de viande de mauvaise qualité avaient été vendus sur le marché domestique et exportés. La Chine est un principal importateur de la viande brésilienne. Avez-vous eu des consultations avec le Brésil ? Quelles sont les mesures que vous adopterez ?

R : Nous exprimons nos préoccupations sur la question de la qualité de certains produits de viande brésiliens. D’après les informations des autorités compétentes, afin d’assurer la sécurité des consommateurs chinois, les services compétents du gouvernement chinois ont pris des mesures de protection préventives et provisoires. Nous espérons que la partie brésilienne fera toute la lumière sur l’affaire en respectant le principe d’ouverture et de transparence, tiendra la Chine au courant des résultats des enquêtes en temps opportun, et prendra des mesures plus strictes pour assurer la sécurité sanitaire des produits alimentaires exportés vers la Chine.

La Chine et le Brésil sont l’un pour l’autre partenaires commerciaux importants. Nous espérons que les deux parties renforceront les consultations et la communication dans un esprit d’égalité et de bénéfice mutuel afin de régler adéquatement les questions survenues dans la coopération et de préserver ensemble le développement sain et régulier de la coopération économique et commerciale sino-brésilienne.

Q : Y a-t-il un délai à la suspension de l’importation de viande brésilienne en Chine ? Quand la suspension sera-t-elle levée ? Si le Brésil n’est pas à même de régler les préoccupations de la Chine, allez-vous chercher d’autres exportateurs de viande ?

R : Ce n’est pas à moi de répondre à votre question sur le délai. Ce que je peux vous dire, c’est que pour assurer la sécurité des consommateurs chinois, les services compétents du gouvernement chinois ont pris des mesures de protection préventives et provisoires. Nous espérons que la partie brésilienne fera toute la lumière sur l’affaire en respectant le principe d’ouverture et de transparence, tiendra la Chine au courant des informations concernées en temps opportun, et prendra des mesures plus strictes pour assurer la sécurité sanitaire des produits alimentaires exportés vers la Chine. Et comme je l’ai dit tout à l’heure, la Chine attache une grande importance à la coopération avec le Brésil, et nous espérons que les deux parties pourront régler adéquatement les questions survenues dans la coopération à travers des consultations à temps et dans un esprit d’égalité et de bénéfice mutuel. Nous espérons voir un règlement rapide de cette question grâce à une bonne communication entre les deux parties et à l’adoption par le Brésil de mesures strictes et responsables.

Recommander à:   
Print